Guillaume Renouard, Author at Julie Desk
Intelligence Artificielle

Comment l’intelligence artificielle transforme l’organisation du travail

La récolte de données, et leur analyse à l’aide de l’intelligence artificielle, sont en passe de rendre le travail plus efficace et productif. Il deviendra du même coup plus autonome et enrichissant, mais aussi plus exigeant.

Pas un jour ne s’écoule sans que l’on évoque de nouveaux progrès dans le domaine de l’intelligence artificielle. Les esprits les plus alarmistes craignent que cela ne mette la quasi-totalité de la population au chômage : c’est le scénario qu’explore la série française Trepalium,

Intelligence Artificielle

L’assistant virtuel de demain : un « cerveau global ? »

L’intelligence artificielle excelle aujourd'hui dans la réalisation de tâches bien spécifiques. Les géants des nouvelles technologies rêvent toutefois de connecteurs universaux, capables de lier objets intelligents et assistants virtuels spécialisés pour transformer le quotidien des utilisateurs.

Lorsqu’on évoque l’intelligence artificielle, on pense immédiatement à l’intelligence artificielle générale, soit la capacité à reproduire, voire à dépasser le cerveau humain à l’aide d’un programme informatique. Nombre de titres de presse et de prédictions plus ou moins catastrophistes sont d’ailleurs centrés autour de cette idée. Lorsqu’on remonte aux origines de la technologie, c’est en effet cette volonté qui transparaît.

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Quand l’Intelligence Artificielle apprend à négocier

Des chercheurs de Facebook ont mis au point une intelligence artificielle capable d’entretenir des négociations basiques avec les humains. Un pas supplémentaire vers des agents conversationnels évolués, avec de nombreuses applications économiques à la clef.

Au cours des dernières années, un nombre d’utilisateurs sans précédent a pu faire l'expérience d’un dialogue avec des intelligences artificielles, par le biais des assistants virtuels intégrés dans leurs smartphones ou leurs appareils connectés. Les plus connus sont Siri, l’assistant virtuel d’Apple, Alexa, d’Amazon, et Google Assistant. Si ces différents assistants se révèlent d’une utilité indiscutable, leurs facultés de conversation restent simples et factuelles. Nous demeurons bien éloignés des discussions philosophiques entre humains et robots que dépeignent certaines œuvres de science-fiction. Invisibles pour le consommateur final, de nombreuses recherches visent cependant à construire des intelligences artificielles susceptibles d’entretenir une conversation plus évoluée, se rapprochant du niveau humain.

Intelligence Artificielle

Quand robots et humains travaillent main dans la main

Les récents progrès de l’intelligence artificielle font aujourd’hui craindre la mise au chômage programmée d’une large partie de la population par des robots. Pourtant, de nombreuses entreprises opérant dans le secteur prouvent que les machines ont vocation à travailler avec les humains plutôt qu’à les remplacer.

Samedi 27 mai, le logiciel AlphaGo, conçu par Google, s’est imposé pour la troisième fois face au meilleur joueur du monde, le chinois Ke Jie. Jeu de plateau ancestral, réputé pour sa complexité, le go a longtemps été considéré comme trop difficile pour un ordinateur, le nombre de combinaisons possibles étant bien plus grand qu’aux échecs. AlphaGo avait déjà créé la surprise l’an dernier en s’imposant face à l’un des meilleurs joueurs du monde, le coréen Lee Sedol. En battant à plate couture Ke Jie, trois manches à zéro, le logiciel a désormais définitivement fait preuve de sa supériorité. Certains, en écho à la théorie de la Singularité, défendue notamment par l’entrepreneur et futuriste américain Ray Kurzweil, y voient la preuve qu’aucune tâche n’est insurmontable pour l’intelligence artificielle, et qu’elle finira par dépasser l’intelligence humaine dans tous les domaines.

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L’Intelligence Artificielle a-t-elle besoin d’un attaché de presse ?

Insatisfait de la couverture médiatique de l’Intelligence Artificielle, le chercheur Zachary C. Lipton a lancé le blog Approximately Correct pour faire entendre une voix dissonante. Selon lui, de nombreux articles consacrés au sujet pêchent par approximation et relaient des prophéties spectaculaires au détriment des véritables enjeux. Explications.

Dans un article baptisé “Ai’s PR problem” (« Le problème de relations-presse de l’Intelligence Artificielle »), Jerry Kaplan, entrepreneur, écrivain et futuriste installé à San Francisco, affirme que l’Intelligence Artificielle est aujourd’hui victime d’un certain nombre de fantasmes, exagérations et inexactitudes en tous genres. Selon lui, les récents progrès opérés dans ce domaine suscitent un emballement médiatique qui donne au public une fausse image de l’IA. Des performances techniques aussi diverses que le logiciel AlphaGo, les voitures autonomes et les assistants virtuels à commande vocale, comme Siri ou Alexa, seraient assimilées à tort avec le développement progressif d’une super-intelligence en passe de surpasser l’esprit humain.

« S’il est vrai que les machines d’aujourd’hui peuvent accomplir de nombreuses tâches autrefois réservées aux humains (jouer aux échecs, conduire une voiture), cela ne signifie pas pour autant que les machines deviennent plus intelligentes et ambitieuses. Cela veut simplement dire qu’elles font ce pour quoi nous les avons construites. » écrit Jerry Kaplan.

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Vers une Intelligence Artificielle éthique

Devant la présence croissante des agents autonomes dans notre quotidien, des spécialistes de l’Intelligence Artificielle proposent de mettre en place des règles éthiques pour leur permettre de rendre compte de leurs actions. D’autres souhaitent l’instauration d’un droit des robots pour résoudre les problématiques juridiques qui s’annoncent.

Parmi les nombreux articles aujourd’hui consacrés aux véhicules autonomes, on voit souvent resurgir une vieille expérience de pensée, le dilemme du tramway. Adapté aux voitures sans chauffeur, il se présente en général sous la forme suivante : un véhicule autonome avec une personne à bord voit cinq piétons surgir brusquement devant lui. Le seul moyen de les éviter consiste, pour la voiture, à s’envoyer dans le décor, sacrifiant du même coup la vie de son passager. Face à ce dilemme cornélien, quel choix le logiciel d’Intelligence Artificielle, aux commandes du véhicule, doit-il effectuer ? Cette expérience de pensée ne relève pas de la science-fiction. De nombreux États Américains autorisent déjà certains constructeurs à tester leurs véhicules autonomes sur leurs routes (avec un conducteur prêt à intervenir derrière le volant). Les véhicules commercialisés par Tesla sont dotés d’un mode autopilote, qui permet à la voiture de se conduire toute seule dans certaines circonstances (quand la conduite est facile, comme sur l’autoroute). Et le sujet ne se cantonne pas aux véhicules autonomes : des assistants virtuels (Siri, Cortana, Google Now…) aux robots humanoïdes, l’Intelligence Artificielle s’insère toujours plus dans notre quotidien. Face à cette réalité, nombreux sont ceux qui insistent sur la nécessité de mettre en place des règles éthiques pour encadrer l’Intelligence Artificielle.